SCOT, Urbanisme et territoires. Quels changements dans les années qui viennent ?

Peut-être en avez-vous entendu parler ou avez-vous assisté à l’une des réunions publiques qui ont eu lieu ? Depuis deux ans, la Métropole de Montpellier travaille à la révision de son Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT). Le précédent document datait de 2006.

Mais qu’est-ce que le SCOT ? Document de planification, le schéma de cohérence territoriale définit, pour 10 à 20 ans, les grandes orientations d’aménagement du territoire communautaire, les équilibres entre espaces urbanisés, agricoles et naturels et vise à harmoniser les politiques d’urbanisme des différentes communes. Il s’accompagne de différents documents dont les principaux sont le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD), le Plan de Déplacements Urbains (PDU), le programme Local de l’Habitat (PLH) et bien évidemment les Plans Locaux d’Urbanismes (PLU et PLUi) qui régissent les règles à respecter en termes d’urbanisme et de construction 1.

Le projet de SCOT ‘2020-2040’ a été arrêté au Conseil de Métropole du 19 juillet dernier. Ce document entre maintenant dans une phase de consultation des 31 communes, des Personnes Publiques Associées 2, des acteurs économiques… Enfin, une enquête publique est prévue fin 2018, qui permettra aux citoyens et aux associations de s’exprimer. Le SCoT devrait être approuvé par la Métropole dans le courant de l’année 2019.

Le Conseil Municipal de Montferrier a été invité à débattre, le 14 juin dernier, sur l’un des documents du SCOT : le PADD (Plan d’Aménagement et de Développement Durable). A l’initiative des élus de « vivons montferrier », des remarques précises approuvées  par l’ensemble des  conseillers municipaux ont été transmises à  la Métropole. Elles portaient principalement sur l’organisation du territoire métropolitain trop focalisée autour de la ville centre Montpellier, entourée de communes périphériques ayant peu de liaisons entre elles ; sur l’absence d’engagements précis concernant le maintien de la totalité des zones agricoles et vertes actuelles ; sur le peu d’indicateurs chiffrés quant aux objectifs à atteindre ; sur enfin, les projections de croissance de la population métropolitaine qui nous apparaissent peu compatibles avec l’ambition souhaitée de développement durable et harmonieux du territoire métropolitain.

Le SCOT va engager des choix de développement en termes d’urbanisme pour la Métropole pour 20 ans et constituer notamment un document de cadrage pour le prochain PLUI. Il nous paraît primordial que les citoyens puissent avoir un regard critique sur les choix qu’il implique au-delà des objectifs souvent louables qui sont annoncés.

Vivons montferrier s’engage à suivre ce dossier et à continuer à informer les habitants de Montferrier.

1 L’essentiel des documents de travail, rapports intermédiaires ou définitifs, cartes et plans sont consultables sur le site de la Métropole de Montpellier en cliquant ici. Les principaux documents du SCOT sont disponibles sur le site de vivons Montferrier, ainsi que les remarques émises sur le PADD par le Conseil Municipal de Montferrier sur Lez. Vous les trouverez en cliquant ici.

2 Les Personnes Publiques Associées sont les services de l’Etat, les conseils Régional et Général, les Chambres consulaires : Chambre d’Agriculture, Chambre de Commerce et d’Industrie et Chambre des Métiers, les parcs naturels, les agences de bassin…

Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi. Journal Entre Lez et Lironde n°140 – Septembre Octobre 2018

Montferrier, village en mouvement !

Samedi 26 mai, quelques affiches de couleur où l’on pouvait lire « Bien vivre c’est s’occuper des autres et préserver leur avenir », « C’est dans un lieu à échelle humaine agréable, beau, vivant », « Ce que l’on recherche c’est la proximité avec les gens, avec la nature, avec les lieux », « Vivre bien c’est partager un verre avec les copains » etc… ont côtoyé les étalages du marché. En répondant à la question « Bien vivre, c’est quoi pour vous ? », dans le cadre de l’initiative dite « porteurs de paroles », une trentaine de personnes de 20 à 80 ans ont exprimé leur volonté de vivre ensemble, leur préoccupation pour les autres, leur désir de partage mais aussi leur souci de préserver la nature et leur cadre de vie.

Ces discussions très spontanées ont pu se poursuivre lors de la soirée organisée par vivons montferrier au foyer municipal, le 8 juin et qui a rencontré un beau succès. Environ 80 anciens et nouveaux habitants de Montferrier se sont retrouvés pour visionner le film « Sacré village » de Marie Monique Robin et engager ensuite un débat passionnant auquel ont participé Isabelle Touzard, maire de Murviel les Montpellier et des membres de l’association « Grabels en transition ».

Le film relate ce qui a été entrepris à Ungersheim, village de 2200 habitants dans le Haut Rhin (bassin potassique) à l’initiative du maire. En 2009, il a engagé la commune dans un programme de démocratie participative intitulé « 21 actions pour le 21ième siècle ». Les habitants ont développé des actions collectives et individuelles qui visent à atteindre l’autonomie alimentaire et énergétique du territoire, à encourager la production et la consommation de proximité, à promouvoir des formes d’habitat durable, à créer des emplois locaux pérennes, à préserver la biodiversité et à nourrir les liens communautaires.

Cette histoire montre que la transition vers une société plus durable est l’affaire de tous et qu’elle est le fruit d’une rencontre entre la volonté d’individus de repenser leur mode de vie et celle des autorités publiques de stimuler les initiatives. C’est cette volonté que les intervenants ont illustré en présentant les actions qu’ils ont pu entreprendre en tant qu’élus et citoyens.
Un film et des témoignages très enthousiasmants qui ont suscité chez les participants, l’envie de continuer à se rencontrer. Quelques idées ont émergé comme l’organisation régulière de « porteurs de paroles », d’une soirée pour recueillir des projets ou pour évoquer le sujet des transports, ou d’une information sur les documents d’urbanisme.

Une dynamique est en train d’émerger qu’il nous appartient à tous d’entretenir pour plus d’échanges et nous permettre ainsi de bien vivre à Montferrier !

Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi. Journal Entre Lez et Lironde n°139 – Juillet Août 2018

La démocratie participative. Pourquoi pas à Montferrier ?

Le 15 février, le Tribunal administratif de Montpellier a suivi les recommandations du rapporteur en annulant le permis d’aménager délivré par M. le Maire de Saint Clément de Rivière à Décathlon pour le lotissement commercial « Oxylane » aux motifs de son impact dommageable à la viabilité des espèces protégées de chauve-souris et de l’absence de mesures permettant de préserver leur zone principale de chasse. Il a cependant laissé la possibilité à Décathlon de redéposer un permis modificatif. Cette décision montre bien que des arguments de préservation peuvent être entendus face à un projet d’urbanisation.

Le maintien de la biodiversité devrait être une préoccupation majeure. Une étude récente particulièrement inquiétante, portant sur 144 espèces d’oiseaux dans 25 pays européens, révèle la disparition de 420 millions d’oiseaux d’espèces communes en moins de trente ans1 notamment à cause des méthodes « modernes » d’agriculture et de la destruction de leur habitat. La pression exercée par l’humanité sur les écosystèmes est telle que la moitié des animaux sauvages a disparu de la planète en seulement 40 ans. C’est un déclin sans précédent de la biodiversité !

Comment intervenir sur les politiques pour que soient réellement pris en compte les enjeux environnementaux et sociaux actuels ? Il n’existe à nos yeux qu’une voie : les citoyens doivent se réapproprier la politique, en redevenir les acteurs et ne plus se contenter d’une démocratie par délégation. Une nouvelle démocratie, qualifiée de « participative » puisque la participation citoyenne n’est pas implicite dans la démocratie que nous connaissons aujourd’hui. Celle-ci ne peut se contenter d’approuver des décisions ou de gérer un simple budget participatif limité à quelques actions ponctuelles.

Cette nouvelle démocratie doit consister, de manière bien plus ambitieuse, à engager les citoyens à réfléchir à un projet partagé à l’échelle de la cité. Ce sont les citoyens et non les seuls membres d’une liste, qui identifient des actions concrètes à mettre en œuvre sur leur commune, qui construisent leur programme et choisissent leurs représentants. Les élus qui ont de ce fait participé à l’élaboration du programme, ont pour rôle d’animer et de mettre en œuvre, avec les habitants, la politique qui se coconstruit au cours du mandat. Il s’agit d’un changement majeur du rôle des élus. De telles expériences existent déjà ; elles ont un impact positif sur le lien social, l’économie locale et l’environnement. Cette voie nous semble particulièrement pertinente à l’échelle locale.

Pourquoi ne pas l’expérimenter à Montferrier sur Lez lors du prochain renouvellement du mandat municipal ?

Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi. Journal Entre Lez et Lironde n°138 – Avril Juin 2018

1 Etude publiée en novembre 2017 par le journal scientifique « Ecology Letters », codirigée par la Société Royale pour la protection des oiseaux

Élus communaux et citoyens face à la transition énergétique

Transition énérgétiqueL’année 2017 a été la deuxième année la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques (Organisation mondiale Météorologique, 18 janvier 2018) avec une augmentation de +0,9°C par rapport à la moyenne 1951-1980 et de + 1,13 °C si l’on se réfère à la période préindustrielle (1880-1899). L’objectif de l’accord de Paris sur le réchauffement climatique était de limiter la hausse à 2°C, voire +1,5°C « si possible » à l’horizon 2100. On s’en rapproche très vite. Dans l’Hérault, cela s’est traduit par un été très chaud et une pluviométrie annuelle représentant à peine la moitié de celle d’une année normale.

En tant qu’élus, il est indispensable d’engager notre commune sur une politique de transition énergétique. Cette orientation a déjà été engagée par plusieurs municipalités proches de Montferrier notamment au moyen d’Agendas 21 : plans d’actions élaborés en concertation pour mettre en place un développement durable sur le territoire.

Les actions ciblées visent :
des économies d’eau en encouragent une gestion responsable, et des économies d’énergie par l’isolation thermique des bâtiments, le développement d’énergies renouvelables,
la préservation des espaces naturels et agricoles afin de soutenir une production de proximité et maintenir ou améliorer la biodiversité.
la diminution des émissions de gaz à effet de serre liés au transport en encourageant l’usage des modes alternatifs de déplacements par la mise à disposition d’aires de covoiturage, de parkings à vélos, de bornes pour véhicules électrique et en facilitant les déplacements piétons et cyclistes. Tout cela doit se faire en collaboration étroite avec les communes proches et les services de la Métropole de Montpellier qui mis en place des actions dans le cadre du « Plan Climat Métropolitain ». La mise en œuvre de telles initiatives à l’échelon local avec les citoyens doit être généralisée pour limiter le changement climatique.

Dans ce cadre, vivons montferrier lutte au sein du collectif Oxygène contre le projet Oxylane de construction d’un centre commercial inutile à proximité de Montferrier ? Ce projet est contraire à un développement durable par la disparition des terres agricoles et naturelles qu’il entraînerait et les menaces qu’il ferait peser sur l’économie locale et les commerces de proximité, l’environnement, la biodiversité et le cadre de vie. L’audience sur le recours contre le permis d’aménager a eu lieu le 14 décembre dernier au tribunal administratif de Montpellier. Le rapporteur public a demandé l’annulation partielle du permis d’aménager, pour un vice de forme et la destruction par déboisement d’une aire d’alimentation de chauve-souris protégées. Le tribunal ne suit pas toujours les recommandations du rapporteur, comme nous en avons fait l’amère expérience à Marseille l’an passé. Espérons que cette fois-ci, les conclusions du rapporteur public soient suivies.

Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi.
Journal Entre Lez et Lironde n°137 – Janvier Mars 2018

La crèche de Montferrier dans une situation difficile

En se rendant sur la place des Grèzes, les montferriérains ont pu voir les affiches et les banderoles exprimant le désarroi du personnel de la crèche de Montferrier et des parents.la crèche de Montferrier En effet, le gouvernement a pris la décision de réduire le nombre de contrats aidés et d’en restreindre le champ d’application. La petite enfance n’est ainsi plus prioritaire. Or, on compte 5 salariés en contrats aidés sur les 15 emplois nécessaires au bon fonctionnement de la crèche de Montferrier « Les câlins ».

Que cette décision soit justifiée ou non, il est certain que, subite et non concertée, elle place la crèche de Montferrier dans une situation financière difficile. Cette dernière n’a pas eu le temps de s’y préparer.

Il faut savoir que, pour leur fonctionnement, les crèches associatives sont soumises à des règles très strictes imposées par la CAF1. Elles doivent répondre aux obligations fixées par la PMI2, notamment sur le nombre de professionnels présents auprès des enfants. La suppression des contrats aidés contraindra ainsi la crèche à embaucher les salariés en CDI3. Ce qui revient à trouver 40 000 € supplémentaires pour financer les salaires et les charges. Or, La crèche « les câlins », comme les 60 autres crèches associatives du département, ne peut fixer librement la participation des parents sans voir diminuer la subvention de la CAF. Sans ressources nouvelles, la crèche devra donc arrêter ses activités.

Actuellement, la commune de Montferrier subventionne la crèche à hauteur de 50 000 € par an et met à disposition gratuitement les locaux qui l’hébergent. En contrepartie, la CAF rembourse à la commune 55% de la subvention et 55% du montant estimé du loyer et des dépenses en eau. Le bilan financier pour la commune est donc bien inférieur au 50 000 € de subvention versée.

Néanmoins, la commune ne peut à elle-seule financer les 40 000 € supplémentaires. Nous nous associons à la demande de la commune pour exiger que cette charge nouvelle soit équitablement répartie entre tous les partenaires : l’Etat, la commune, la CAF et le département de l’Hérault.

Une prochaine rencontre est prévue entre la municipalité et les responsables de la crèche. Nous y assisterons et soutiendrons toutes les initiatives qui permettront de débloquer la situation. Le maintien de la crèche associative est essentiel pour les habitants de Montferrier. Elle représente pour nous une priorité municipale. Nous ne manquerons pas de vous informer très prochainement des décisions prises.

Les fêtes de Noël et du Nouvel An approchent. Nous espérons qu’elles seront pour vous tous, l’occasion de passer des moments heureux et mérités auprès de vos familles et de vos amis. Nous vous souhaitons d’excellentes fêtes et tous nos vœux de bonne et heureuse année 2018.

Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi.
Journal Entre Lez et Lironde n°136 – Novembre Décembre 2017
1 Caisse d’Allocation Familiale
2 Protection Maternelle et Infantile
3 Contrat à Durée Indéterminée

Améliorons la concertation et la participation de la population aux décisions

La période estivale s’achève. De nombreuses festivités proposées par la Métropole, la municipalité ou les associations ont permis aux personnes présentes dans le village de se retrouver et de passer ensemble d’agréables moments.

Pour cette rentrée scolaire, la municipalité a fait le choix de conserver le rythme de 5 jours travaillés et l’organisation des temps d’activités périscolaires encadrés par le service enfance jeunesse alors qu’elle aurait pu solliciter une modification des rythmes scolaires comme l’autorisait le décret relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire paru le 27 juin 2017. Les échanges avec les représentants des parents d’élèves et les enseignants, à quelques semaines de la fin des cours, n’ont pas permis d’aboutir à une solution partagée par les différentes parties concernées et par les deux écoles. Cette prolongation d’une année doit être l’occasion de réaliser une évaluation objective de l’organisation mise en place depuis trois ans et d’engager une large concertation entre les parents, les enseignants et les élus. En l’absence de cette phase préparatoire, la même situation de blocage pourrait se reproduire en 2018.

D’autres sujets concernant également le quotidien des montferriérains mériteraient une attention plus grande de la municipalité. On peut citer, entre autres, la desserte de la commune par les transports collectifs. La mise en service de la ligne 26 sur réservation une grande partie de la journée a entraîné une baisse de fréquentation et le mécontentement de nombreux montferriérains. Vivons montferrier s’en était fait le porte-parole auprès de la direction de la TAM qui nous a répondu que toutes les demandes d’aménagement devaient être relayées par la municipalité. Quelle réflexion la municipalité a-t-elle engagé avec les services de la TAM et de la Métropole pour solutionner ces difficultés ? Le projet de Halle aux sports semble enterré ! L’aménagement du pont sur le Lez reste en suspens. Si des travaux ne peuvent être engagés rapidement, il convient d’en avertir au plus vite les montferriérains et de mettre en place une solution alternative (circulation alternée, par exemple) afin d’assurer la traversée en sécurité des piétons et cyclistes.

Comme nous l’avons souvent exprimé par le passé, il nous parait essentiel que les habitants de Montferrier soient mieux informés des projets de la commune afin que les décisions puissent être construites de façon concertée, puis largement partagées avec tous.

Améliorons la concertation et la participation de la population aux décisions !

Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi.

Journal Entre Lez et Lironde n°135 – Septembre Octobre 2017

Vite ça chauffe…

Il est urgent de limiter notre consommation énergétique !

A l’heure où certains pays se détournent, en totale inconscience, de leurs engagements contre le réchauffement climatique pris lors de la conférence sur le climat de Paris en 2015, les français sont incités à réduire leur consommation de ressources fossiles, sachant que leur raréfaction va augmenter leurs coûts et impacter les budgets des ménages, mais aussi à s’y adapter par anticipation en créant des modes de vie plus reliés et plus enrichissants.

Économiser l’énergie, c’est éviter de prendre la voiture pour parcourir 200 mètres, c’est favoriser pour son alimentation une production de proximité, c’est baisser le chauffage de 1°C, c’est mieux utiliser son électro-ménager ou isoler son logement… Si des millions de Français adoptent ces gestes, la consommation d’énergie dans notre pays baissera.

La loi de transition énergétique de 2015 (17 août 2015) fixe les objectifs et vise à mettre en place les outils nécessaires à la construction par tous – citoyens, entreprises, territoires, pouvoirs publics – d’un nouveau modèle énergétique plus diversifié, plus économe et plus participatif.

Au premier plan, l’État et les communes se doivent de donner l’exemple ! Au cœur des obligations de la loi, une baisse de consommation de 25% des bâtiments publics d’ici 2020…

Le décret d’application du Ministère du logement et de l’habitat durable, paru le 9 mai dernier, a introduit cette obligation d’amélioration de la performance énergétique pour tous les bâtiments à usage tertiaire d’une superficie supérieure ou égale à 2000 m². Ces dispositions s’appliquent aussi aux communes propriétaires de bâtiments publics. Pour atteindre les objectifs annoncés, les communes doivent faire réaliser un diagnostic énergétique qui portera sur tous les postes de consommation et qui proposera un plan d’actions (calendrier, coût estimatif des travaux, temps de retour sur investissement). Le diagnostic produit, le plan d’actions et l’avancement de sa mise en œuvre devront être présentés chaque année en conseil municipal.

Au-delà du caractère obligatoire de ce décret pour les bâtiments de plus de 2000 m², afin de limiter sa consommation énergétique, la commune de Montferrier doit s’engager énergiquement dans la rénovation thermique de ses bâtiments publics en devançant toutes les futures obligations. Il nous semble indispensable de faire procéder le plus rapidement possible à une étude énergétique détaillée des bâtiments communaux qui prenne en compte leur état actuel, définisse les objectifs visés, propose un plan d’actions financés dans le temps et un calendrier réaliste.

Nous profitons de cet article pour souhaiter à toutes et à tous de passer un excellent été et de belles vacances pour ceux qui en prennent.

Nous vous invitons aussi à prendre toutes les précautions qui s’imposent face à la canicule qui pourrait sévir notamment en faveur des enfants et des personnes âgées.

 

Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi.

Journal Entre Lez et Lironde n°134 – Juillet Août 2017

ndlr : Le décret du 9 mai 2017 a été suspendu par le Conseil d’État par ordonnance le 28 juin 2017. Les éléments mis en avant sont que les délais fixés par le décret étaient intenables, puisqu’il fixait une date butoir pour la rénovation thermique de tous les bâtiments à usage tertiaire de plus de 2000 m² à 2020, c’est-à-dire deux ans et demi seulement après la parution du décret. Le gouvernement se propose de repousser la date butoir à 2030 sans remettre en cause le contenu et les objectifs de ce décret.

Pour en savoir plus sur la loi de transition énergétique de 2015, cliquer ici.

Parc de Caubel

Montferrier s’agrandit

Le cap des 3500 habitants vient d’être franchi dans notre village. De très nombreux textes législatifs font référence à ce seuil. Cela impose à notre commune de nouvelles obligations concernant le fonctionnement du Conseil Municipal ou en matière de solidarité communale. Mais il est un domaine où ce changement va devenir capital : celui des logements sociaux !

Le dépassement du seuil des 3500 habitants était largement prévisible et ce depuis longtemps. Dès 2001, les différents équipes d’opposition de gauche aux élections municipales n’ont cessé d’attirer l’attention des citoyens et de l’équipe municipale sur le besoin d’anticipation, sur le fait que nous serions irrémédiablement soumis aux obligations de la loi SRU du 13 décembre 2000 et qu’il était urgent de s’y préparer. Son article le plus connu, l’article 55, impose aux communes urbaines de plus de 3500 habitants de disposer d’un taux minimal de logements locatifs sociaux, fixé à 25 % en 2013, sous peine de devoir payer des amendes importantes. La majorité municipale aux affaires depuis bientôt 30 ans fait semblant de découvrir ce problème aujourd’hui, alors qu’il aurait été aisé d’anticiper et d’y faire face depuis plus de 15 ans.

Il manque entre 320 et 350 logements sociaux sur Montferrier, selon les modes de calculs. Ce déficit entrainera le versement d’une contribution de plus de 70 000 € par an à un fond national de soutien aux logements sociaux en France. Si des initiatives n’étaient pas rapidement prises pour combler ce retard, la commune pourrait être déclarée carencée et voir sa contribution majorée jusqu’à cinq fois. En dernier recours, le préfet pourrait même se substituer à la commune pour préempter des terrains et imposer les programmes de construction.

Mais pourquoi le logement social fait-il si peur ?

Il en existe de bien différents types allant des logements à loyer modéré, construits et gérés par des organismes publics ou privés, à la coopérative d’habitations dont la formation a été subventionnée et aidée par les pouvoirs publics, en passant par des logements subventionnés ou conventionnés, des résidences à destination de publics fragiles et aux revenus modestes (étudiants, personnes âgées, personnes en difficultés).

Cet habitat social peut être de tout type : certes souvent sous la forme de grands ensembles dans les communes importantes, mais le plus souvent sous la forme de petits collectifs ou de logements individuels dans des copropriétés pavillonnaires pour des communes de faible taille comme Montferrier.

Enfin, pour finir de démystifier, plus de 30% de la population française dispose d’un niveau de ressources inférieur au seuil d’accès au logement social.

 Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi.

Journal Entre Lez et Lironde n°133 – Avril Juin 2017

Pour en savoir plus : http://www.logement.gouv.fr/transparence-logement-social

Le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), un outil au cœur des solidarités et au service des citoyens

Le CCAS est un établissement public communal qui intervient dans les domaines de l’aide sociale légale et facultative, ainsi que dans les actions et activités sociales. Sa compétence s’exerce sur le territoire de la commune à laquelle il appartient. Il est rattaché à la commune, mais garde une autonomie de gestion et de décision. Présidé par le Maire, son conseil d’administration associe des élus et des personnalités de la société civile participant à des actions de prévention, d’animation ou de développement social dans la commune. Son budget, séparé du budget communal, est alimenté par une subvention de la commune, mais peut aussi provenir des subventions de l’état ou des collectivités territoriales pour des projets spécifiques, des dons et des legs.

Le CCAS a des attributions obligatoires. Il participe à l’instruction des demandes d’aide sociale légale, qu’il transmet au Conseil Général (hébergement pour personnes âgées ou handicapées, aide- ménagère,…) ou à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (Prestation de Compensation du Handicap, carte d’invalidité ou de stationnement). Il doit accueillir, informer et accompagner tout usager dans ses démarches, notamment pour le maintien à domicile des personnes âgées ou handicapées, les interventions sociales, l’animation pour les seniors, l’accès et le maintien dans le logement pour les personnes aux revenus précaires ou sans domicile fixe. Il doit aussi faire réaliser au moins une fois par mandature une analyse des besoins sociaux de la commune. C’est un document public qui dresse un  état des lieux de la situation  sociale de la population communale et un portrait social documenté et précis de la commune et de son évolution.

Qu’en est-il à Montferrier ? Le CCAS se réunit une fois en début d’année pour l’approbation des comptes de l’année écoulée et le vote du budget primitif, puis ponctuellement pour répondre à des demandes d’aides (contribution au financement de voyages scolaires et aides d’urgence pour des familles en difficulté). Les champs d’intervention du CCAS sont visibles sur le site internet de la Mairie.

Le CCAS de Montferrier demeure néanmoins peu actif. En 2015, moins de la moitié du budget disponible (32 426 €) a été affecté. 93% des dépenses ont été consacrées à des actions en faveur des aînés (spectacle de fin d’année, colis de Noël, muguet du 1er mai) et seulement 7% à des actions d’aides sociales et de soutien aux familles. Ceci a conduit l’équipe majoritaire à diminuer de moitié la subvention 2016 passant de 20 000 € à 10 000 € (soit 0,3% du budget de fonctionnement de la commune).

Plusieurs actions devraient être rapidement engagées.

L’analyse des besoins sociaux, qui n’a jamais été réalisée sur la commune, nous apparait essentielle pour disposer d’un état des lieux objectif et indépendant afin de proposer des actions ciblées pour les jeunes, les personnes âgées et les familles en difficulté. Des actions de communications doivent mieux faire connaître le rôle et les missions du CCAS, notamment par le biais d’informations actualisées et renouvelées, dans le bulletin municipal et sur le site internet de la Mairie, relatives aux aides mobilisables, aux actions proposées par les organismes sociaux, les associations et les collectivités locales. Pour des personnes en difficulté, il est toujours compliqué de solliciter des aides ; la mise en place d’une permanence régulière dans un autre lieu que la Mairie (par exemple, sur la place des Grèses) simplifierait leurs démarches. Cette permanence pourrait aussi servir de relais pour des actions de prévention ou d’animation.

Le CCAS constitue un outil primordial pour l’action sociale qui reste très insuffisamment mobilisé sur notre commune.

Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi.

Journal Entre Lez et Lironde n°132 – Janvier Mars 2017

Défendre des valeurs face à des démocraties chancelantes

Avant toute chose, nos pensées vont vers les victimes des tragiques évènements qui sont survenus dans notre commune dans la nuit du 25 au 26 novembre dernier. Qu’ils trouvent ici l’expression de notre soutien et de notre compassion.

Loin de chez nous, mais si près pourtant par bien des aspects, l’élection aux États-Unis a vu la victoire d’un candidat improbable, symbole de nos démocraties malades, incapables de traduire la volonté progressiste majoritaire des peuples. L’année 2017 sera pour notre pays une étape cruciale. Il existe aujourd’hui un risque important pour que nous devions choisir, par défaut, le candidat le moins mauvais et non le meilleur. A nous tous de nous engager pour faire émerger d’autres solutions et éviter que cette période ne se traduise par des régressions sociales et économiques majeures.

Comme vous avez pu le constater des travaux importants sont entrepris sur la commune. Ceux-ci ont été engagés par la Régie Publique de l’Eau de la Métropole de Montpellier qui s’est mise en place le 1er janvier dernier.

Cela nous donne l’occasion de revenir sur ce dossier. Auparavant, la distribution de l’eau et la gestion des réseaux étaient assurées par un délégataire privé. Cette gestion s’est avérée défaillante, elle s’est traduite par une dégradation continuelle des services et des réseaux. Cela a été confirmé par l’état des lieux réalisé, dès 2013, par les services de l’eau et de l’assainissement de l’agglomération de Montpellier, qui a conclu à des performances techniques moyennes avec des pertes de l’ordre de 18 m3/jour et km de réseau et à des pratiques de renouvellement du réseau et de réparations se situant bien en deçà des moyennes nationales.

La mise en place de la Régie Publique de l’Eau s’est traduite, dès cette année, par une réduction du prix de l’eau de 10 %. La rénovation des réseaux en cours et la mise en place de compteurs généraux permettant de mesurer avec précision les pertes des réseaux sont des éléments favorables à une gestion durable, plus économe et efficiente des ressources en eau de la Métropole de Montpellier.

Vivons Montferrier a toujours été favorable à cette solution qui présente un mode de gestion transparent et participatif permettant de privilégier l’intérêt des citoyens, plutôt que celui de grands groupes privés.

En cette période où beaucoup de personnes s’interrogent sur l’efficacité et l’utilité de nos services publics, prônant un large recours à la gestion privée y compris pour des services essentiels au citoyen comme la santé ou l’éducation, ce simple exemple démontre aisément le bien-fondé d’une gestion publique.

Pour ‘Vivons Montferrier’, les élus : Michel Bourelly, Isabelle Ehret et Jean-Marie Prosperi.

Journal Entre Lez et Lironde n°131 – Novembre Décembre 2016